Face à une escalade persistante au Moyen-Orient, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies hausse le ton. António Guterres a lancé hier mardi à
New York, un appel pressant à la désescalade. Il a dénoncé une mise à mal inquiétante du droit international.
Dans un contexte de guerre prolongée, le patron de l’ONU n’a pas mâché ses mots : les règles internationales sont « ignorées », les obligations humanitaires « bafouées » et les civils paient le prix fort. « L’absence de droit mène à la destruction », a-t-il martelé.Avant de pointer une dérive globale où la loi du plus fort tend à supplanter le droit.
Guterres appelle ainsi à la reprise urgente de négociations « sérieuses », tout en insistant sur la nécessité de préserver voire d’élargir les cessez-le-feu fragiles observés dans certaines zones. Pour lui, la diplomatie reste la seule voie capable d’enrayer une spirale de violences devenue incontrôlable.
Le chef de l’ONU a également tenu à rappeler le rôle central de la Cour internationale de Justice, qu’il qualifie de « pilier de l’ordre juridique international ». À l’approche de son 80e anniversaire, l’institution de La Haye incarne, selon lui, un rempart essentiel face à l’érosion des normes internationales.
Sur le terrain, les lignes de fracture restent vives. Entre Israël et le Liban, la confrontation indirecte avec le Hezbollah continue d’alimenter une instabilité chronique. Guterres décrit une « dynamique de déstabilisation mutuelle », où chaque camp justifie ses actions par celles de l’autre, enfermant la région dans un cercle vicieux.
Dans ce climat explosif, même les discussions en cours, notamment entre les États-Unis et l’Iran, peinent à susciter un réel espoir. Si le Secrétaire général juge leur poursuite « essentielle », il reconnaît qu’aucune solution rapide n’est à attendre d’un conflit aussi ancien que complexe.







