Le Mali a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de la gouvernance de ses ressources minières avec le lancement officiel, le 17 avril 2026, du nouveau cadastre minier digitalisé. Présenté au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, cet outil, conçu par des experts maliens, centralise les données liées aux permis miniers et ambitionne de renforcer la transparence dans le secteur.
Selon les autorités, 631 titres miniers sont déjà enregistrés dans la plateforme, qui permet de suivre en temps réel la titularité, la superficie et la durée de validité de chaque permis. Le système est également interconnecté avec le Trésor public, la Direction générale des impôts et les services financiers du ministère des Mines, afin de mieux croiser les données administratives, géographiques et fiscales.
Le gouvernement entend ainsi réduire les risques de chevauchement des permis, limiter les litiges et améliorer le recouvrement des recettes issues de l’exploitation minière. Cette réforme s’inscrit dans la dynamique engagée depuis l’adoption du nouveau code minier, qui permet à l’État et aux investisseurs nationaux de détenir jusqu’à 35 % des parts dans les nouveaux projets.
Cette modernisation intervient dans un contexte de baisse de la production industrielle d’or. En 2025, celle-ci est descendue à 42,2 tonnes, contre plus de 54 tonnes l’année précédente. Avec l’orpaillage artisanal, la production totale a atteint 48,2 tonnes, un niveau inférieur aux objectifs fixés. Pour Bamako, ce nouveau cadastre numérique se veut donc à la fois un levier de transparence, de contrôle et d’optimisation des revenus







