Le ministère de l’Éducation nationale et les syndicats de l’éducation restent en désaccord sur la gestion des enseignants titulaires d’une licence professionnelle, malgré plusieurs échanges engagés pour apaiser la crise. Dans une lettre adressée aux directrices et directeurs des académies d’enseignement, le ministre a demandé aux enseignants concernés de regagner leurs établissements d’origine afin d’assurer la continuité des cours.
Cette instruction intervient après une série de concertations menées avec les syndicats, à la suite de la suspension, en octobre 2024, du redéploiement de ces enseignants. Le département de l’Éducation explique que ces discussions visaient à trouver une issue durable à la situation des enseignants ayant bénéficié d’une formation continue. En attendant une révision des textes encadrant leur statut, les autorités disent privilégier une solution transitoire.
Le ministre a ainsi instruit les responsables académiques de procéder, dans un délai de quinze jours, à l’affectation des titulaires de licence professionnelle dans les écoles relevant des Centres d’animation pédagogique. Mais cette orientation est rejetée par les syndicats signataires du 15 octobre 2016, qui estiment qu’elle ne respecte pas les textes régissant la formation de ces enseignants.
Les syndicats rappellent que l’École normale supérieure de Bamako, depuis son passage au système Licence-Master-Doctorat, concentre ses missions sur la formation des enseignants du secondaire et du supérieur. Selon eux, les enseignants concernés ont été inscrits dans des filières destinées à l’enseignement secondaire, normal ou à la formation spécialisée, conformément aux documents administratifs et aux décisions d’inscription.
Dans ces conditions, leur retour dans les écoles fondamentales constituerait, d’après les organisations syndicales, une violation des dispositions réglementaires en vigueur. Elles exigent donc leur déploiement dans les établissements d’enseignement secondaire, normal, technique et professionnel, et préviennent qu’elles useront de tous les moyens légaux pour faire valoir leur position.







