L’État malien a levé avec succès 30 milliards de FCFA sur le marché régional de la dette publique, au terme d’une opération d’adjudication organisée ce 11 juin par l’agence UMOA-Titres. Un signal fort de la confiance des investisseurs dans la signature malienne, dans un contexte régional marqué par des tensions budgétaires.
Avec un taux de couverture de 101,77 %, l’émission a été entièrement absorbée par le marché, traduisant un intérêt soutenu des acteurs financiers. Au total, 30,53 milliards de FCFA de soumissions ont été reçus et intégralement retenus.
Trois maturités proposées
L’opération s’articulait autour de trois types de titres publics :
- Des bons du Trésor à 364 jours, pour un montant mobilisé de 20,01 milliards de FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 9,35 % et un taux marginal de 8,80 %.
- Des obligations à 3 ans (échéance juin 2028), qui ont permis de lever 10,345 milliards de FCFA, avec un prix marginal fixé à 92 %.
- Des obligations à 5 ans (échéance juin 2030), qui n’ont recueilli que 175 millions de FCFA, traduisant une prudence des investisseurs sur le long terme.
- Une forte participation domestique
La répartition géographique des souscriptions met en évidence une prédominance des investisseurs maliens, qui ont souscrit à hauteur de 21,6 milliards de FCFA. Le Burkina Faso (2,555 milliards), la Guinée-Bissau (2,65 milliards), le Sénégal (1,405 milliard) et la Côte d’Ivoire (1,06 milliard) complètent le tableau des principaux souscripteurs.
Un recours stratégique au marché régional
Cette levée de fonds s’inscrit dans la stratégie du Mali et, plus largement, des États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui continuent de faire appel aux marchés régionaux pour financer leurs besoins en trésorerie et projets de développement, dans un contexte de resserrement des aides extérieures et de pression sur les finances publiques.
La date de valeur des titres est fixée au 12 juin 2025, marquant le début du service de la dette pour cette émission.







