Dans un communiqué officiel publié ce vendredi, l’État-Major Général des Armées a annoncé l’ouverture d’une enquête sur de possibles disparitions de civils survenues le 12 mai dernier dans la commune de Diafarabé, région de Mopti. Ces allégations, relayées par plusieurs sources locales, suscitent une vive émotion au sein de la population.
Afin de faire la lumière sur ces faits, une mission de terrain conduite par le Commandant du Théâtre Centre s’est rendue sur les lieux du 14 au 15 mai. Cette visite d’autorité avait pour objectif de collecter des informations préliminaires destinées à alimenter l’enquête judiciaire confiée à la gendarmerie nationale, selon les précisions fournies par l’état-major.
Dans son communiqué, l’armée malienne assure prendre ces accusations « très au sérieux », soulignant que les résultats de l’enquête en cours seront rendus publics dès qu’ils seront disponibles. Cette volonté d’ouverture s’inscrit dans un contexte de méfiance croissante face à la récurrence d’incidents similaires dans les zones d’opération.
L’armée réitère son engagement envers le respect des droits humains et du droit international humanitaire, principes qu’elle dit inscrire au cœur de ses opérations. Toutefois, elle met également en garde contre ce qu’elle qualifie de « tentatives d’instrumentalisation subversive » de cette affaire, sans donner davantage de précisions.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, les autorités militaires appellent les populations à faire preuve de calme, de retenue et de vigilance. Elles assurent que toute la lumière sera faite sur cette situation afin d’en tirer les conséquences qui s’imposent, dans un souci de justice et de vérité.






