Le Sénat togolais est désormais au complet. Mercredi soir, le président de la République, Faure Gnassingbé, a procédé à la nomination de 20 sénateurs, finalisant ainsi la mise en place de cette institution en cours d’installation.
Cette décision fait suite à l’élection du 15 février 2025, qui avait permis de désigner 41 sénateurs lors d’un scrutin marqué par le boycott d’une partie de l’opposition. Conformément à la nouvelle Constitution adoptée le 6 mai 2024, le Sénat est composé de 61 membres, dont un tiers est nommé par le chef de l’État.
L’annonce a été faite par décret en conseil des ministres et diffusée lors du journal télévisé de 20h sur la chaîne nationale, par la ministre de la Communication et des Médias, Yawa Kouigan.
Des personnalités issues de divers horizons politiques
Parmi les 20 personnalités nommées, certaines sont issues de formations politiques ayant soutenu la réforme constitutionnelle, notamment l’Union des Forces du Changement (UFC) de Gilchrist Olympio, le Mouvement des Républicains Centristes (MRC) et le Parti Démocratique pour le Progrès (PDP). D’autres formations de l’opposition dites centristes, comme la Convention Patriotique Panafricaine (CPP) et le Mouvement Citoyen pour la Démocratie (MCD), sont également représentées.
Un fait marquant de cette nomination est le retour sur la scène politique de Me Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre de la transition togolaise issu de la Conférence nationale souveraine des années 1990.
Une institution prête à entrer en fonction
Avec la composition du Sénat désormais complète, cette chambre haute du Parlement est attendue pour sa première session au cours de laquelle elle procédera à l’élection de son bureau et au lancement officiel de ses activités.
Dans le cadre de la nouvelle 5e République, le rôle du président de la République devient honorifique, tandis que le pouvoir exécutif sera exercé par le Président du Conseil des ministres, issu du parti majoritaire à l’Assemblée nationale.
Toutes les nouvelles institutions mises en place par cette réforme constitutionnelle devront être pleinement opérationnelles avant le 6 mai 2025, date marquant la fin de la période transitoire prévue pour leur mise en application.







