Plus d’un mois après son élection à la tête de la Fédération malienne de taekwondo, la nouvelle présidente, Sy Aminata Makou Traoré, dénonce le retard dans la passation de service entre le bureau sortant et la nouvelle équipe dirigeante. Dans une déclaration rendue publique, elle s’inquiète également du blocage du procès-verbal de l’assemblée générale élective, une situation qu’elle juge préoccupante pour l’avenir de la discipline au Mali.
Selon la présidente, malgré plusieurs tentatives engagées depuis son élection, la transmission officielle des dossiers tarde toujours. « Convoqués puis renvoyés, appelés puis invités à revenir », déplore-t-elle, affirmant que le nouveau bureau attend encore la remise effective des documents administratifs, alors que les échéances sportives internationales approchent.
Elle souligne par ailleurs que, malgré les efforts du ministère de la Jeunesse et des Sports, qui aurait entrepris des démarches pour faciliter une transition apaisée, le bureau sortant n’a toujours pas procédé à la passation. Le principal point de blocage, selon elle, reste le refus de transmettre le procès-verbal de l’assemblée générale élective.
Pour Sy Aminata Makou Traoré, ce document est pourtant indispensable. Il doit être transmis au Comité national olympique et sportif du Mali, à l’Union africaine de taekwondo ainsi qu’à World Taekwondo, afin de permettre la reconnaissance officielle de la nouvelle présidente et son accès aux plateformes institutionnelles.
En l’absence de ce procès-verbal, la Fédération risque, selon elle, une véritable paralysie. L’inscription des athlètes aux compétitions internationales devient impossible, faisant peser des menaces sur la participation du Mali au Championnat d’Afrique et au Championnat du monde junior. Ce blocage compromet également les engagements officiels des équipes nationales et freine les démarches administratives indispensables au fonctionnement de la Fédération.
À cela s’ajoutent les difficultés liées à l’organisation des passages de grades et des autres activités statutaires. En clair, c’est l’ensemble du fonctionnement de la Fédération malienne de taekwondo qui se retrouve au ralenti.
Face à cette situation, la présidente appelle le bureau sortant à faire preuve de responsabilité et de bonne foi, en procédant sans délai à la passation de service et à la transmission du procès-verbal, afin de préserver les intérêts du taekwondo malien.







