Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a officiellement reçu, le 29 avril 2025, le rapport final des États généraux de la santé, un document stratégique contenant 973 recommandations articulées autour de 68 axes majeurs pour la période 2025-2030.
À cette occasion solennelle, le ministre de la Santé et du Développement social, Médecin-colonel Assa Badiallo Touré, était à la tête d’une délégation de haut niveau, composée notamment des membres de la commission nationale d’organisation de ces assises.
Tenus du 4 au 19 décembre 2024 sur l’ensemble du territoire national, ces États généraux ont permis de mobiliser une large diversité d’acteurs du secteur sanitaire et social autour d’un exercice de concertation inclusive et participative. L’objectif était clair : établir un diagnostic complet du système de santé malien et proposer des solutions concrètes et structurelles pour sa refondation.
Lors de la remise officielle, le ministre Touré a souligné que les recommandations formulées visent à corriger les failles systémiques identifiées. Parmi les priorités émergentes figurent :
- Le renforcement massif des ressources humaines en santé, avec un accent sur leur formation continue et leur meilleure répartition géographique ;
- L’intégration de la médecine traditionnelle dans l’architecture globale du système sanitaire ;
- La promotion et le développement du secteur privé de la santé ;
- La mise en œuvre d’approches multisectorielles, notamment pour répondre efficacement aux besoins de santé des jeunes, y compris en milieu scolaire et carcéral.
« La réussite de ces réformes dépendra de l’engagement collectif de l’ensemble des parties prenantes : personnels de santé, administrateurs, logisticiens, techniciens et partenaires techniques et financiers », a précisé la ministre. Elle a également souligné que le président de la Transition a exprimé son soutien total à l’opérationnalisation de ce plan ambitieux, malgré les contraintes budgétaires.
Ce rapport constitue désormais la base d’une nouvelle feuille de route nationale pour garantir un accès équitable et de qualité aux soins pour toutes les populations, notamment les plus vulnérables.







