Le Mali renforce la sécurité sanitaire de sa filière poisson avec l’adoption officielle de la stratégie nationale de gestion des risques liés aux pesticides et aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Cette initiative, pilotée par l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) en collaboration avec le ministère de l’Élevage et de la Pêche, a été validée lors d’un atelier organisé ce mardi à l’hôtel de l’Amitié à Bamako.
Un engagement multisectoriel pour la sécurité alimentaire
L’atelier a réuni une cinquantaine d’experts impliqués dans la gestion de la sécurité sanitaire des aliments, ainsi que des représentants des médias afin d’assurer une diffusion optimale des conclusions. L’objectif principal de cette rencontre était d’officialiser un document stratégique destiné à protéger la santé des consommateurs maliens tout en renforçant la compétitivité du secteur halieutique sur les marchés national et international.
Une stratégie soutenue par des données scientifiques
Kossibo Abdoul, expert technique à la FAO Mali, a expliqué que la mise en place de cette stratégie a été facilitée par le projet « Promotion des normes et codes d’usage du Codex Alimentarius, notamment dans la filière poisson fumé, et documentation des potentiels effets positifs sur la sécurité sanitaire dans d’autres filières au Mali », financé par le Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (STDF).
Le poisson fumé joue un rôle essentiel dans l’alimentation et l’économie maliennes. Apprécié pour son coût abordable, sa saveur et sa capacité de conservation, il constitue une source majeure de revenus pour de nombreuses communautés. Assurer sa sécurité sanitaire est donc une priorité afin de protéger la santé des consommateurs et d’améliorer la qualité des produits destinés à l’exportation.
Dans ce cadre, 660 échantillons de poissons fumés et frais ont été analysés par le Laboratoire Central Vétérinaire et le laboratoire privé PROSLABS. Ces analyses ont permis de mieux caractériser les risques associés aux HAP et aux pesticides et d’orienter l’élaboration de la stratégie nationale.
Un pas décisif vers des aliments plus sains
La validation de cette stratégie représente une avancée majeure pour le Mali dans l’amélioration de la sécurité alimentaire. Elle témoigne de l’engagement du gouvernement, en concertation avec les différents ministères techniques, à garantir une alimentation saine et de qualité à la population.
La FAO, dans sa vision d’une alimentation durable, met en avant les « quatre meilleurs » : une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure qualité de vie. Elle encourage ainsi toutes les parties prenantes – secteur privé, société civile et organisations internationales – à participer activement pour faire de la sécurité alimentaire une priorité nationale.







