Un appel controversé et une opposition unanime
Les principales organisations professionnelles de la presse malienne, notamment l’URTEL, APPEL MALI, AMATEL, URPM et ACCES, ont exprimé leur rejet total de l’appel à candidature lancé par la Haute Autorité de la Communication (HAC) pour l’attribution de 113 fréquences radios et 15 autorisations TV. Dans un communiqué publié le 1er avril, elles dénoncent une initiative prise sans concertation préalable et fondée sur des arrêtés interministériels vivement contestés par les acteurs du secteur.
Un processus jugé unilatéral et irrespectueux
Les organisations de presse rappellent que plusieurs discussions avaient été engagées avec les ministères concernés, à savoir :
- Le Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration,
- Le Ministère de l’Économie et des Finances.
Ces discussions avaient pour objectif de trouver un compromis équitable et concerté. Les préoccupations du secteur avaient même été portées à l’attention du Premier ministre. Pourtant, la HAC a choisi de maintenir son appel à candidature, ignorant les objections formulées et suscitant ainsi un profond sentiment de mépris au sein de la profession.
Un appel pressant aux autorités de la transition
Face à cette situation jugée alarmante, les organisations faîtières de la presse demandent aux plus hautes autorités du pays de suspendre cette démarche unilatérale de la HAC. Elles alertent sur les risques que cela fait peser sur la liberté de la presse, pilier essentiel de la stabilité et de la paix au Mali.
Enfin, elles interpellent directement la Primature, le Ministère de la Communication et le Ministère des Finances, les exhortant à réagir rapidement pour préserver l’intégrité du paysage médiatique et garantir un processus transparent et concerté.







