Le Mali tient un nouveau Vérificateur général. Il s’agit d’Abdoul Aziz Aguissa, juriste chevronné, précédemment Secrétaire général du Bureau du Vérificateur général (BVG). Sa nomination à la tête de cette institution stratégique marque une continuité institutionnelle, mais aussi un signal fort en faveur de la rigueur, de la compétence et de l’intégrité.
Né en 1969, Abdoul Aziz Aguissa n’est pas un inconnu des milieux de la gouvernance et du contrôle public. Haut fonctionnaire malien, membre du Corps préfectoral, il possède une solide expérience dans les rouages de l’administration publique. Il s’est distingué par un parcours académique remarquable, couronné par une thèse de doctorat en droit public soutenue en 2014 à l’Université de Grenoble (France), sous la direction du Professeur Jean-Charles Froment. Intitulée « Les réformes institutionnelles maliennes face aux enjeux de la bonne gouvernance », cette thèse explore les défis structurels de la gouvernance au Mali et propose des pistes audacieuses de refondation institutionnelle.
Avant d’intégrer le Bureau du Vérificateur général, il a également mené des travaux de recherche au sein de l’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA-Mali), un laboratoire d’idées fondé par l’ancien ministre Ousmane Sy, connu pour ses réflexions innovantes sur la décentralisation et la réforme de l’État en Afrique.
La désignation de M. Aguissa intervient dans un contexte national marqué par des attentes croissantes en matière de transparence, de redevabilité et de lutte contre la corruption. En succédant à Samba Alhamdou Baby, son prédécesseur, il hérite d’un chantier immense mais crucial pour la restauration de la confiance citoyenne envers les institutions publiques.
Cette nomination suscite un certain espoir, tant au sein de l’administration que de la société civile, pour qui la mission du BVG demeure un pilier essentiel dans la quête de bonne gouvernance au Mali.







