Face à l’escalade des tensions entre Israël et l’Iran, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclenché un état d’alerte maximale, redoutant un accident nucléaire majeur. Après des frappes israéliennes ciblant le site nucléaire de Natanz, des craintes ont émergé concernant la sécurité des installations iraniennes d’enrichissement d’uranium. Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, a rassuré : aucune fuite radioactive n’a été détectée, bien que certaines infrastructures dont les générateurs de secours aient été endommagées.
L’agence se dit prête à intervenir dans l’heure en cas d’urgence radiologique, soulignant l’importance d’une surveillance renforcée des installations sensibles dans ce contexte de fortes tensions régionales.
À New York, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé à un arrêt immédiat des hostilités. Il a qualifié la situation d’« extrêmement dangereuse » et exhorté au retour à la diplomatie. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a également plaidé pour le respect du droit international humanitaire, en particulier la protection des civils dans les zones touchées.
L’UNICEF, de son côté, a mis en lumière les conséquences psychologiques du conflit sur les enfants en Iran et en Israël. La directrice Catherine Russell a dénoncé l’impact durable de la violence sur les plus jeunes, rappelant que « chaque enfant a le droit de vivre à l’abri de la guerre ».
Alors que les tensions persistent, le risque d’un embrasement régional assorti d’un danger nucléaire mobilise la communauté internationale, appelant à une désescalade urgente pour éviter un scénario catastrophe.







