Les autorités nigériennes ont pris des sanctions disciplinaires à l’encontre d’acteurs du transport d’hydrocarbures ayant refusé d’exécuter une réquisition officielle relative à l’acheminement de carburant vers le Mali. La décision a été rendue publique à travers un arrêté du Ministère des Transports et de l’Aviation Civile du Niger, publié le mercredi 6 janvier 2026.
Selon le document, plusieurs transporteurs et conducteurs de camions-citernes sont concernés par ces mesures, après avoir opposé un refus à une réquisition datant d’octobre dernier. Les autorités estiment que ce comportement constitue une violation grave des obligations légales et réglementaires en vigueur dans le secteur des hydrocarbures.
Face à cette situation, le gouvernement nigérien affirme avoir agi pour préserver l’approvisionnement en carburant des infrastructures stratégiques et des services publics essentiels, dans un contexte régional marqué par de fortes tensions.
Les sanctions prononcées sont lourdes : quatorze transporteurs se voient retirer définitivement le droit d’exercer le transport d’hydrocarbures, un autre écope d’une suspension de licence d’un an, tandis que les permis de conduire de dix-neuf chauffeurs de camions-citernes ont été immédiatement retirés pour refus d’obtempérer à une réquisition de l’État.
Le ministère précise que ces décisions s’appuient sur les dispositions du Code pétrolier et du Code des transports en vigueur au Niger. Il rappelle par ailleurs que, dans le contexte actuel, la solidarité nationale et le respect des décisions étatiques constituent des impératifs auxquels nul ne saurait se soustraire.







