Après plusieurs mois de silence, l’imam Mahamoud Dicko est réapparu dans l’espace public à travers une déclaration diffusée depuis son exil en Algérie. Une prise de parole très attendue de l’ancienne figure morale du mouvement M5-RFP, désormais membre de la Coalition des Forces pour la République (CFR). Le message, à la fois spirituel et politique, suscite interrogations et interprétations.
D’emblée, l’imam adopte un ton religieux. Prières, bénédictions et invocations en faveur du Mali ouvrent son adresse, dans un contexte national marqué par l’insécurité persistante, les violences et les fractures sociales. Il appelle à la paix, à la justice et à la fin des souffrances des populations civiles.
Dans sa déclaration, Mahamoud Dicko assume clairement son engagement au sein de la CFR, un regroupement politique qui plaide pour le retour à l’ordre constitutionnel. Il affirme soutenir toute initiative visant la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, revendiquant désormais ce positionnement sans ambiguïté.
L’imam explique également avoir été sollicité par de nombreux Maliens restés au pays, préoccupés par la dégradation de la situation sécuritaire et les conditions de vie des civils. À la suite de ces échanges, il dit avoir accepté de jouer un rôle de référence morale et spirituelle au sein de la coalition.
Un rôle qu’il définit comme un engagement en faveur de la paix, de la justice, de la cohésion nationale et de la réconciliation entre les Maliens. Dans un ton se voulant rassembleur, il lance un appel à l’unité à l’endroit des Maliens de l’intérieur comme de la diaspora, les invitant à dépasser les clivages politiques et communautaires pour soutenir la dynamique portée par la CFR.
Il adresse enfin un message particulier à la communauté peulh, souvent stigmatisée et durement éprouvée par la crise sécuritaire, l’appelant à l’unité, au dépassement des divisions internes et à un engagement constructif pour mettre fin aux souffrances du peuple malien.
Au final, la déclaration de l’imam Mahamoud Dicko se veut sans équivoque : il assume son engagement, réaffirme la nécessité de l’union nationale et appelle à une mobilisation collective pour la paix, la justice et la dignité du Mali.
Reste à savoir si cette sortie marque le début d’une présence médiatique plus régulière. L’avenir le dira. ⏳







