Après plus de deux années de contentieux, de procédures judiciaires et de blocages autour de deux des plus importants sites aurifères du pays, le Mali et la société Barrick Mining Corporation ont finalement trouvé un terrain d’entente.
Ce 24 novembre 2025, les deux parties ont signé un accord décisif mettant fin aux différends liés à la gestion des mines de Loulo et Gounkoto, situées dans le bassin aurifère stratégique de Kéniéba.
D’après les informations recueillies, l’État malien s’est engagé à abandonner toutes les charges pesant sur la compagnie, ses filiales et ses employés. Les démarches pour la libération des quatre travailleurs détenus sont déjà en cours. En échange, Barrick retire ses procédures d’arbitrage introduites devant le CIRDI, marquant ainsi une volonté claire de rétablir un climat de coopération apaisée et constructive.
Autre avancée majeure : la levée de l’administration provisoire imposée au complexe Loulo-Gounkoto. Le contrôle opérationnel sera désormais rétabli à Barrick, qui retrouve la pleine gestion de l’un des pôles miniers les plus performants d’Afrique de l’Ouest.
Pour de nombreux acteurs du secteur, cet accord ouvre une nouvelle ère pour l’industrie aurifère malienne. Il pourrait relancer la production, attirer de nouveaux investissements structurants et générer des retombées économiques significatives pour les communautés locales comme pour l’économie nationale.
En somme, ce compromis qualifié de « gagnant-gagnant » marque un tournant décisif : il redéfinit durablement les bases du partenariat minier entre Bamako et Barrick, symbole d’un retour à la stabilité et à la confiance dans un secteur stratégique pour le Mali.







