« Vos problèmes sont nos problèmes », a déclaré le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, en recevant à la Primature une délégation du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP). La rencontre était consacrée aux préoccupations du secteur et aux propositions pour sécuriser l’acheminement des hydrocarbures : protection des convois et des chauffeurs, prise en charge des dommages et continuité des livraisons. Le président du GMPP, Ibrahim Touré, a exhorté ses membres à la résilience et à maintenir leur appui aux autorités.
Le Chef du gouvernement a assuré que l’État agit : « Il n’y a pas de divergences. Vos problèmes sont nos problèmes », a-t-il insisté, exprimant sa solidarité « aux civils et militaires qui ont payé le prix du sang ». Il a rappelé que les attaques contre les citernes traduisent un changement de mode opératoire des groupes terroristes, contraints par la riposte de l’armée : « L’un des meilleurs critères d’efficacité dans la lutte antiterroriste, c’est de forcer l’ennemi à changer sa méthode ».
Pour Abdoulaye Maïga, les cibles choisies ne sont pas anodines : « S’attaquer au pétrole, c’est toucher la nation entière ». Il a appelé le secteur à tenir bon : « Même s’il faut aller chercher le carburant à pied avec des cuillères, nous le ferons ». Il a demandé aux pétroliers de suivre les consignes de sécurité et de ne pas céder à la panique : « La seule orientation, c’est la résilience. Cette guerre, nous allons la gagner avec le peuple ».
Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a salué l’initiative du GMPP et déploré la destruction des citernes : « Tout cela fait partie de la guerre. L’objectif de l’ennemi est de semer la peur et de bloquer le pays ». Il a assuré que de nouvelles tactiques sont en préparation pour sécuriser les couloirs d’approvisionnement.
La réunion du 3 octobre a permis de faire le point sur les mesures de sécurisation des convois, la coordination avec les transporteurs et les actions de communication à l’intention du public. Cette série d’échanges illustre la volonté des autorités de la Transition de traiter en urgence cette crise afin de préserver l’économie et soulager tous les secteurs dépendants du carburant.







