Le ministre des Transports et des Infrastructures a ordonné, mercredi 22 octobre 2025, à la compagnie Diarra Transport de suspendre la relance de ses services, initialement prévue ce jeudi après plus d’un mois d’arrêt forcé par des groupes armés. La décision fait suite à une vidéo circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle un membre d’un groupe terroriste évoque un prétendu accord conclu avec la société.
Dans une lettre adressée à la gérante, le ministre affirme que cette situation soulève des doutes sur la nature et les conditions d’un tel arrangement, alors même que l’État a instauré un cadre de concertation avec les transporteurs pour sécuriser les axes routiers. Il rappelle que, malgré la liberté d’entreprendre garantie par la Constitution, les opérateurs doivent se conformer aux règles en vigueur.
Diarra Transport est ainsi sommée de différer toute reprise jusqu’à nouvel ordre, le temps pour les autorités d’examiner le dossier. Cette suspension intervient après une vive controverse : certains y voyaient une collusion avec les groupes armés, d’autres une simple adaptation aux réalités du terrain déjà adoptée par d’autres compagnies du centre et du nord du pays.







