La fonction publique continue de faire rêver. Symbolisant pour beaucoup un emploi stable, elle attire chaque année des dizaines de milliers de jeunes candidats, malgré les réalités parfois contrastées du service public. En 2025, l’État malien injecte du sang neuf dans ses rangs tout en actant le départ de centaines d’agents à la retraite.
Selon les données officielles, 746 nouveaux fonctionnaires ont été admis à l’issue des concours directs organisés au titre de l’exercice budgétaire 2024. Ces épreuves se sont tenues à Bamako et dans six centres régionaux entre le 5 et le 26 avril 2025, mobilisant 58 075 candidats pour 773 postes à pourvoir. Finalement, 27 postes sont restés vacants. Les femmes représentent 45 % des admis, contre 55 % pour les hommes. À noter également : 32 candidats handicapés ont été retenus, conformément au quota légal de 15 %. En revanche, 11 faux diplômes ont été détectés et les dossiers transmis à la justice.
Parallèlement, une liste officielle de 21 pages publiée la semaine dernière révèle que 246 agents partiront à la retraite d’ici le 31 décembre 2025. Répartis entre les catégories A (65 agents), B1 (61 agents) et B2 (62 agents), ces fonctionnaires seront concernés par une procédure de vérification des données personnelles, notamment les dates de naissance. Une commission ad hoc traitera les réclamations jusqu’au 1er octobre 2025.
Le déséquilibre entre le nombre de nouveaux entrants et de retraités confirme une dynamique de renouvellement dans la fonction publique, même si certaines pratiques – refus d’affectation, âge falsifié, cumul d’activités – persistent encore. Reste que les autorités semblent décidées à reprendre le contrôle du système, entre rigueur dans le recrutement et veille sur les départs.







