
Il y a un an, le 6 juillet 2024 à Niamey, les peuples du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont marqué une étape historique en posant les fondations de la Confédération des États du Sahel (AES). Plus qu’une alliance militaire, l’AES symbolise une révolution démocratique, un pacte populaire qui place les citoyens au cœur de la souveraineté politique, économique et sécuritaire.
Un an après sa création, le bilan est sans appel : la dénonciation de l’ingérence française et des forces étrangères est désormais unanime. Face à des partenariats internationaux imposés et inefficaces, notamment une présence française jugée sans résultats probants dans la lutte contre le terrorisme, les États du Sahel choisissent la voie de l’émancipation. Ce tournant marque une rupture stratégique, non une rébellion, qui a permis une réorganisation nationale des forces armées et un regain tangible dans la reconquête des territoires.
La Confédération AES incarne désormais un acteur autonome sur la scène géopolitique, fondé sur la mutualisation des moyens et la coordination d’une armée unifiée. Le départ du G5 Sahel, de la Minusma et des troupes étrangères s’inscrit dans une volonté populaire forte, portée par les citoyens meurtris par l’insécurité et la perte de souveraineté. Cette dynamique a donné des résultats concrets dans la réduction de la terreur, malgré les défis persistants.
Sur le plan économique, l’AES revendique aussi son indépendance, avec un refus clair du franc CFA, symbole d’une tutelle monétaire néocoloniale. La volonté d’une monnaie autonome, adaptée aux besoins locaux, est perçue comme un levier essentiel pour financer le développement rural, la défense et l’éducation.
La sortie de la CEDEAO, finalisée en juin 2025, scelle cette rupture. Elle traduit la fin d’un modèle d’intégration qui a marginalisé les intérêts populaires au profit d’intérêts institutionnels opaques. L’AES appelle à une redéfinition des partenariats régionaux sur la base du respect, de la confiance et de la souveraineté populaire.
Plus qu’une structure militaire, l’AES se présente comme un projet civilisationnel. Fondée sur la souveraineté populaire, la solidarité régionale et la stabilité concertée, elle vise à rétablir la libre circulation, bâtir une armée commune et lancer des projets structurants dans les secteurs clés.
Cette Confédération est la voix nouvelle des peuples libres d’Afrique de l’Ouest, qui refusent d’être des zones tampons ou des sociétés dépouillées de leur autonomie. La réussite de ce projet repose sur un principe immuable : le peuple au centre de toute politique.
C’est ce peuple courageux et lucide que cette tribune célèbre et défend. Vive les peuples unis et résilients de l’AES, vive leurs armées unifiées, et bon vent à cette Confédération qui porte l’espoir d’un Sahel souverain et fort.






